"); w.document.write(""); w.document.close(); } Ego 4

Ego 4

Ego4 ! [E]crin des [G]ouffres et de l'[O]r - 1 entité poétique, [4] auteurs (F.G.W.C) Poésie en vers ou de verre brisé, désillusion et élévation, irrévérence et nonchalance, prose aérienne ou aencrée dans les entrailles, le maudit et l'espoir, beat et beatitude, la beauté et la ruine...
Communauté du verbe et de la vision, à la recherche du vrai, jusque dans l'horreur, le corps, le lâcher prise, l'abject, la démence, la folie, la perte de contrôle et de repères, le jouir!"

19 juin 2009


Glaces incarnées


îlots volcaniques se pressentant éGaux
ils mélangeaient déjà les cendres et les cristaux
bien avant l’ère prima d’un monde proie du temps
précédant l’invasion d'éruptions submergeant

Cri charnel en la glace ébrèche obscurité
craquements plus distincts, l'espace luit d'éclats
des clins d’or d’intuition, suspension imprégnée
d’enfin réinventé au-delà du magma

Entités attirées, particules dissociées
anti-normes heurtées contournant l'attraction
en détours de tiédeurs, (incontournables grés,
prévisibles erreurs et fragiles jonctions)
acquérant la ferveur, trophées assimilés
figés ou dissolus en simples guérisons

Les glaces incarnées rejoignent sans doute l’air
dé-mantelées du froid qui tatouait de verre
le souvenir sans âge des cendres et des cristaux
la trace encore intacte d’un invisible sceau

Ils s’agrippent trouvés à l’alcool des nuages
lorsque viendra la fuite, ils la veulent légère
étourdis d’impossible, défiant le présage
d’une fission brutale (là où les cœurs d’hiver
finalement collision se fondent dans l’instant)
oubliant les contours qui imitaient le temps

F.



25 mai 2009


Combustion


C’est son sexe qui gueule, une plainte animale, sexe qui se libère, fuite en élans …

C’est son sexe animal, lâché par le sang, tout ce sang déferlant comme ces mots qui ne se trouvent pas, qui cognent chaud dans mes yeux, fermés, sans voix. Ca cogne feu dans ses veines, bandées, sans choix.

T'entends pas, tu vois pas, il défonce sur toi, il rugit la bouche pleine vers la gorge étranglée de ton existence écartée. Elle va répercuter les vibrations noyées d’un sexe qui gueule, qui trouve sa vigueur en déchiquetant ses propres poussières d’éteint, qui se détrempera de laves, en toi.
En vie, propulsé, la collision, il crame, et tout s'embrase.

Entre parenthèses malmenées, enflées d’orage, tout s’enflamme. Les cendres peuvent aller foutre demain. Tout peut aller foutre tout le reste. Les flammes, la brûlure, le foyer tisonné, c'est tout ce qui palpite en lui. Brûler, c'est tout ce qui ressemble à exister quand il gueule et t’assourdit d’échos percutés.

T’entends plus, tu vois plus, il gémit comme la braise, il ne gueule plus, tu as fini de l’étouffer, il s’étrangle sismique, il décroît, là en toi.

Et je reste seul.

Il y a ce cri sexué enflammant mon esprit. Il y a ce parfum gravé dans mon souvenir. C’est l’odeur de ton sexe, de ton corps agrippé aux langues du brasier. Je voudrais être nez pour le réinventer, je le mettrais dans une fiole ambre laquée, j’y plongerais ma mémoire sèche pour l’étinceler des reflets de tes lèvres incandescentes, de tes yeux asphyxiés. Mon sexe gueulerait dans les vagues sensorielles répliquées. Moins fort, animal solitaire soufflant sur les plaies encore chaudes de la faim entraillée, plaintive!

Au combat des sexes, tout crame et tout s'embrase sauf la distance qui s’évapore.

C’est la distance qui gueule, qui pleut ses gouttes froides, qui taraude les plaies…

F.



07 mai 2009


Dors! Plus fort! Fuis! Ta vie!


Te demander, jusqu’à t’évanouir, (Dors !)
Sans t’en rendre compte
Si chaque jour s’oublie, ou est-ce ta honte
Qui fuit les remords

Ensuite te lever, t’ébrouer, (plus fort!)
Penser au soir, te débattre
juste debout, vacillant de corps
tu sens les rafales croître
tu t’étonnes d’être là, de tenir
d’inventer un avenir
de te surprendre calme, aérien
fou en courants plus fins

Eblouis les ombres molles (Fuis!)
qui croassent : tout finit
nie l’inutile qui se dilue
Dans celle qui te tue
mais qui t’es soumise (ta vie)

F.



04 avril 2009


Débattoir


Et si on se retourne pour contempler
nos fantômes acérés
les ruines encore luisantes
si on ose lever la tête pour observer
en biais, canines apparentes
ceux qui, comme nous, mentent
marchent encore, s’enfuient,
sur des pavés en absurde poli

Et quand on scrute, lointain, devant soi,
ne devinant que nos pieds,
les pas qui nous renvoient
l’écho d’un ventre sexué
creux, violent, griffant le cœur
sécrétant de vie, de peur
quand, le flux tendu, on pénètre l’improbable
qui agite devant nous :
« Sanctuaire des fous »
mais qui s’affaissera d’un trait de sable

Alors on ne peut nier qu’on va à l’abattoir
mais le nier, besoin abrupte
comme on se branle de «Faut y croire ! »
alors on trace, condamné à vie, sans surseoir
à la peine ‘sine qua crève’ qui éructe
de se débattre en rut

F